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Vélocipède de Michaux 1960

C'est au alentour de 1860 que l'on enregistre les progrès les plus spectaculaires dans l'histoire de la bicyclette : l'installation des pédales au niveau de la roue avant d'un Hobby Horse permet a la bicyclette de bénéficier d une propulsion constante, sans que les pieds touchent le sol. L'équilibre est obtenu à l'aide du guidon.

On débat encore actuellement de l'apparition du premier vélocipède a pédales. Si Pierre Lallement signe en 1866 la première licence aux Etats Unis, ce fut la Compagnie Michaux de Paris qui développa et commercialisa cette machine, que l'on peut considérer à juste titre comme l'ancêtre des bicyclettes modernes. Le cadre principal est en fer, avec des roues en bois protégées par une plaque également en fer. Le tout constitue un ouvrage d'une qualité exceptionnelle. C'est aux alentours de 1868 que sont organisées en France et en Belgique les premières courses cyclistes, et avec elles la bicyclette devient un objet de plaisir, un accessoire sportif et un moyen de transport précieux pour les personnes et les marchandises. La guerre franco prussienne de 187 retarda l'essor de la bicyclette, jusqu'a l'apparition a la fin des années 1880 de la première bicyclette moderne.

Histoire du vélocipède de Michaux

Tous les spécialistes du cyclisme s accordent pour affirmer que l inventeur définitif des pédales pour la bicyclette est un certain Michaux, bien qu il y ait eu avant lui plusieurs tentatives pour actionner la roue avant de ces lourds bicycles au moyen d un accessoire semblable a ce qu on désigne de nos jours sous le nom de pédale. Quinze ans après, la bicyclette a traction déjà cite de Kirkpatrick MacMillan, un inventeur allemand se mit en tête de transformer son vélocipède en bicycle a pédales. Il s appelait Philip Moritz Fischer était originaire d Obendorf, et vers 1835, avait troquée les jantes en bois de sa machine contre des jantes en acier, avant d ajouter des pédales a l essieu de la roue avant de son véhicule, que l on peut aujourd'hui encore admirer au Stadisches Museum de Schweinfurt. On songera également a un contemporain de Michaux, un inventeur qui travaillait au même endroit que lui : Karl Kech, de Munich. On sait qu il modifia en 1862 un ancien vélocipède appartenant a un professeur d université décède, un certain Joseph Beader, en lui ajoutant un mécanisme de traction au niveau de la roue avant. Malheureusement pour Kech, au risque de la plus grande confusion, certains spécialistes mal informe attribuèrent l invention au professeur mort, fixant la date très improbable de 1820. Aucune preuve ne vint d ailleurs étayer cette thèse. Au vu de ces éléments, il semblerait que Philip Moritz Fischer ait été l inventeur de la première bicyclette a pédales, bien que le modèle ayant fini par s imposer pour la production de masse fut celui de Michaux. La controverse persiste cependant, à savoir si l inventeur fut en réalité le père, le serrurier charron Pierre Michaux, ou son fils le jeune Ernest.

Descriptif du vélocipède de Michaux

La partie arrière du cadre était construite de telle sorte qu'elle retombait vers l'arrière, plus bas que la partie avant. Cela servait de fourche pour la roue arrière. Les jantes en bois, de diamètres différents, 80, 90 ou 100 cm, intégraient également un anneau en fer, ce qui les rendait parfois inconfortables et glissantes, surtout lorsqu'on roulait sur des terrains de remblai ou rocailleux. En outre, les vibrations se transmettaient au corps du cycliste, raison pour. Laquelle les Anglais affublèrent ces machines de l'épithète humoristique boneshaker ou "remueur d'os". En ce qui concerne la taille des bielles, elle pouvait être déterminée en fonction de la longueur des jambes du conducteur, tandis que les pédales étaient conçues de sorte à rester toujours en position horizontale. Dans les modèles postérieurs à 1868, on plaça d'ailleurs un contrepoids à cet effet, sous les pédales. En ce qui concerne les roues, elles tournaient à l'intérieur de coussinets de glissement en deux parties, la partie arrière étant plus petite que la partie avant, qui venait se fixer à la fourche du cadre. La selle était en cuir et pouvait se déplacer le long de la barre supérieure du cadre, afin de s'adapter à la longueur des jambes de chaque cycliste. En ce qui concerne les freins, les modèles de 1867 étaient équipés d'un frein à patin, qui venait toucher la roue chaque fois que le conducteur faisait pivoter le guidon. Les machines de 1868 bénéficiaient quant à elles d'un mécanisme de poulie pour actionner le frein.



 

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