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L'Eclairage

La réglementation impose depuis 1998 aux fabricants de munir les vélos d'un éclairage avant et arrière et des dispositifs réfléchissants. L'éclairage n'étant pas un critère décisif pour les acheteurs trop de vélos embarquent un système d'éclairage insuffisant et fragile. Ou alors les constructeurs se contentent d une lampe a pile clipsée a l'avant et a l'arrière. Il existe deux types d'éclairage fixe et mobile. Le premier le plus ancien fonctionne avec une dynamo.
On lui reprochait de freiner le vélo de ne pas être éclairé quand il pleut mais ce n'est plus vrai sauf pour les modèles bas de gamme. Fonctionnant lorsque le vélo roule la lumière faiblit dangereusement quand le cycliste ralentit et s'arrête quand il stoppe. Il existe des lumières a accumulateur qui sont performantes : l'éclairage reste constant même a petit vitesse et il perdure plusieurs minutes quand le vélo est arrête.
On peut aussi opter pour les dynamos dans le moyeu insensible aux intempéries mais plus lourdes et plus coûteuses. De nombreux cyclistes adoptent les lampes a piles que l'on clipse sur le vélo ou que l'on porte sur soi. En principe l'éclairage doit être continu mais beaucoup de cyclistes utilisent des lampes clignotantes arrière qui en principe sont interdites.
Cet éclairage mobile est a déconseiller aux distraits qui on en connait oublient la lampe allumée sur le vélo... quand ils ont pense a la prendre. On peut compléter c'est de plus en plus répandu avec des baudriers réfléchissants. Dérives de l'équipement professionnel ils sont très légers et visibles de très loin.
  •  Lumière pour la route

Pratiquement tombées en désuétude aujourd’hui, les lampes ou lanternes pour bicyclettes furent un accessoire d’importance vitale chez les cyclistes d’autrefois. Le baron de Drais rendait compte des 1817 dans ses écrits des difficultés des premiers vélocipédistes à circuler dans l’obscurité. On se servait alors de petits fanaux a main, coniques, qui avaient à l’intérieur des bougies de cire, un système qui demeura en vigueur plusieurs décennies. Nous savons qu’en 1878 quelques ateliers de vélocipèdes proposèrent des lampes a huile ou a pétrole comme les lampes Miller ou Powell & Hammer, que l’on pouvait fixer au moyeu de la grande roue avant. Ce n’est cependant qu’avec l’arrivée des bicyclettes basses que l’industrie de la bicyclette se mit a imaginer des systèmes d’éclairage spécialement conçus pour la pratique du cyclisme. Apparurent alors différents modèles de lampes d’aération de la partie avant faisant qu’elles produisaient une flamme d’autant plus grande que le vent produit par la bicyclette dans sa lancée était plus fort. Il y eut aussi des lampes à huile, comme la célèbre lanterne argentée Silver King de Lucas Ltd., de Birmingham, qui fit fureur en 1888, ou encore celle avec bougie de cire de Hermann Riemann, très populaire dans l’Allemagne de 1889.
Richard Weber obtint pour sa part un brevet anglais pour son éclairage électrique. En 1886, il commença à fabriquer ses dynamos avec un cylindre frottant sur la roue avant, un miroir et une ampoule. Cette invention restait toutefois à perfectionner, car la dynamo manquait de puissance et les filaments de l’ampoule, en fibres de bambou carbonise, grillaient avec les secousses de la bicyclette.
C’est l’apparition des phares au carbure, en 1898, qui permit aux cyclistes de profiter d’une lumière suffisante pour voir, enfin, le chemin sur lequel ils roulaient. Ces phares dominèrent le marche jusqu’en 1905, date de la construction par l’Allemand Fritz Eichert d’un mécanisme lumineux électromagnétique, qui eut aussitôt les faveurs des cyclistes, même si les traditionnelles lampes a acétylène existaient toujours, comme la lampe Scharlach, de Nuremberg (1909) . Enfin, les systèmes d’éclairage a base de dynamos finirent par s’imposer vers 1910, par le biais de sociétés comme l’Allemande Lohmann ou l’Anglaise Bowden Company, que suivirent peu a peu d’autres marques, comme celle de Robert Bosch. Il faudra encore du temps, beaucoup de temps, pour que surgissent les premières tentatives timides (et infructueuses) de l’éclairage par batterie. Malgré toutes ces inventions, on pouvait encore voir dans les journaux des premières années du XXe siècle le visage de quelques cyclistes héroïques qui aimaient, comme l’Espagnol Vicente Blanco (champion de fond sur route en 1908 et 1909), s’entraîner baignés par la lumière de la lune.

    •  Dynamo

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