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Page 2 sur 26 La Selle
Arrêtons nous sur cet accessoire crucial, c'est sur elle que vous vous asseyez. Plus votre pratique sera sportive et plus elle sera effilée. En effet vous faites porter votre poids sue les pédales ou le guidon. Par contre si vous faites de la ville ou du cyclotourisme vous roulerez plus droit et resterez plus longtemps assis en faisant porter votre poids sur le selle. Il faut une selle large. La selle en cuir qui coûte plus cher et doit être entretenue est appréciée des amateurs. Une selle en mousse ou rembourrée en gel convient très bien. N'hésitez pas à demander au vendeur de changer la selle si celle du vélo que vous achetez est trop dure et trop étroite. Histoire et évolution de la selle
Les selles naquirent avec les premières draisiennes : elles n'étaient qu'un morceau de bois rectangulaire sur lequel le chevalier posait un coussin. Il fallut attendre 1818 pour voir apparaître la selle rembourrée, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Elle se trouvait pour la première fois sur l'engin de Niépce. Il s'agit d'un coussin en cuir rempli de crin de cheval, avec un ornement fait de cordes. - En 1867, on vit ainsi des selles suspendues à un câble qui unissait les deux roues. - En 1870, des selles métalliques matelassées comme des fauteuils. - En 1869, le catalogue de la société Michelin proposait une selle en peau vernie à10 francs, et une selle de caoutchouc à 30 francs. Parmi les principaux selliers parisiens antérieurs à la guerre de 1870 se trouvent Courteaux et Brégeon, le déclarant être fournisseur des meilleures marques, tandis que le second consacrait le gros de sa production a l'exportation. Avec les grands bicycles, les selles ne subirent aucun changement, et les ischions continuèrent à supporter les trous des routes. - En 1880, le directeur d'une usine de selles de Birmingham eut l'idée de s'inspirer de la forme des selles pour chevaux, et de construire une selle allongée à laquelle il ajouta une suspension. Il présenta un prototype aux dirigeants de la célèbre usine de vélocipèdes Coventry Machine Co. et ceux-ci lui commandèrent trois douzaines de selles avec ressorts: la fameuse selle Brooks était née. A partir de là, l'essor de la bicyclette devait se faire parallèlement et inséparablement de celui de la selle. Les bicyclettes étaient partout. Les statistiques nous rapportent qu'entre 1890 et 1900 le parc français de bicyclettes passa de 50 000 à un million de pièces. Il existait des selles à suspension double, d'autres à suspension arabe (Arabcradle spring), appelées ainsi en raison de la disposition de deux ressorts l'un sous l'autre, selon la forme d'un « S », qui faisaient balancer le conducteur d'avant en arrière comme s'il se trouvait sur un chameau. Il y avait enfin le système Safety Poise, qui n'était autre qu'un grand boudin de cuir dont on fixait les extrémités ensemble de manière à laisser un creux à l'intérieur, où se logeaient les fesses. Puis vint la selle révolutionnaire. - En 1891, le Britannique Mills remporta le Bordeaux-Paris avec une bicyclette équipée d'une selle qui attira l'attention: elle était étroite, longue et comportait trois ressorts. Cette selle Hammock vit son nom rapidement francisé en Hamac. Elle ne pesait que 700 grammes et allait perdurer en raison de son confort. Elle fut utilisée par les l'hommes comme les femmes, pour lesquelles on fabriqua un modèle à la pointe courte. Cherchant à améliorer les selles selon des raisons « scientifiques », on élargit la zone arrière. - En 1895, naquit ainsi la première selle de forme anatomique, apparemment conçue pour sauvegarder les ischions: la selle Chrysty. Inaugurant l'ère de l'ergonomie, cette selle métallique large présentait un canal longitudinal en son centre, avec de chaque côté deux coussins de peau remplis de crin. La même année fit son entrée en société un autre modèle de selle, lui aussi très populaire : la selle Papillon. Large et courte, elle dut essuyer les promptes critiques de Carlo Bourlet, un docteur en sciences qui se consacrait alors à l'analyse de la bicyclette sous tous ses aspects. La suppression totale de sa pointe enlève au cycliste sa stabilité sur celle-ci. Au début du xxe siècle, nous observons que la selle commence à acquérir sa forme moderne. Elle est recouverte de cuir et sa carcasse est faite de fils de nickel enroulés en spirale. Plus tard arriveront l'aluminium puis le plastique, mais il s'agira alors d'une tout autre époque. Brooks, selle AnglaiseA VENIR
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