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En 1869, le marche du vélocipède offrait des machines dans un gamme de prix très variée, bien que généralement élevée. On trouvait des modèles a 120 franc, et même jusqu a 2 00 francs, comme celui que montait Napoléon III. Ces machines coûtaient de véritables fortunes. On s en fera une bonne idée si l'on considère qu un exemplaire de Vélocipède illustre se vendait 10 centimes. Les machines haut de gamme étaient un véritable luxe. Fabriquées en acier peint, poli, damasquine en bronze et en aluminium ciselé. Avec des roues en bois des îles. Des poignées en ivoire sculpté. Des accessoires crées tout spécialement pour le vélocipède : lanterne, selle en caoutchouc gonflable, porte bagages, graisseurs, pédales durcies, freins. Mais quel que soit leur attrait, tout les cyclistes de cette époque n'étaient pas enclins a enfourcher des vélocipèdes conventionnels, et beaucoup préféraient tenter le sort en conduisant d extravagants engins tels que le monocycle de l'Anglais John Hobby qui, aux alentour de 1870, se promenait dans les jardins de Londres mu par un système de bielles aux allures spectaculaires, qui n'était pas sans évoquer les échasses traditionnelles. Le premier monocycle dont nous ayons retrouve la trace fut construit en 1853. C'était l'oeuvre d'un carrossier français qui baptisa son invention Pedocaedre et qui le présenta a l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1855. De fait, ce monocycle comme de nombreuses autres variantes par la suite n'étaient autres que des vélocipèdes de grandes tailles, auxquels on aurait ôté la roue arrière, comme ce fut le cas de la machine de l'Anglais Hobby. Néanmoins, l'apparition du monocycle sema le trouble et suscita les plus grandes espérances chez les vélocipédistes de l'époque. A tel point que de nombreux ouvrages ne mirent pas longtemps a disserter longuement sur l'arrivée de ces nouvelles machines.
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